La chimie du vivant

Jean-Michel Daoudi

Jean-Michel Daoudi

lundi, 20 novembre 2017 14:36

Les principaux états de la matière

En sciences physiques, une phase est un milieu dans lequel les paramètres varient de manière continue ; cela inclut notamment la composition chimique et la densité, etc. De fait, un corps pur dans un état (solide, liquide ou gazeux) donné constitue en général une seule phase.

état de la matière

Voici une liste des principaux états de la matière :

  • l'état gazeux : le corps pur diffuse dans tout l'espace qui lui est offert. Les molécules soumises à l'agitation thermique, se déplacent suivant des mouvements complètement chaotiques.
  • l'état liquide : un liquide, bien plus denses et bien moins compressibles, se différencie du gaz par ordre de grandeur des forces d'attraction entre les molécules. Les interactions moléculaires sont suffisantes pour empêcher le liquide de diffuser comme un gaz. Aussi, le liquide occupe-t-il un volume rend un et il existe des forces « capillaires » au voisinage de sa surface libre.
  • l'état solide : nous envisagerons ici le solide cristallin plus facile à appréhender. Les particules, régulièrement distribuées dans le cristal, sont fortement liées entre elles ce qui assure la cohésion de l'édifice. L'état solide représente donc l'état le plus ordonné de la matière.
  • L'état de solide amorphe se caractérise lui aussi par la grande cohésion des molécules entre elles.

Il existe aussi des états plus exotiques, mais nous n'approfondirons pas leur existence. Quelques exemples :

  • l'état superfluide (liquide sans aucune viscosité obtenu par diminution de la température)
  • l'état supercritique (équilibre liquide-gaz obtenu par augmentation de la pression)
  • l'état plasma (ionisation d'un gaz par augmentation de la température)
  • le condensat de Bose-Einstein (solidification par agrégation de bosons, obtenu par refroidissement extrème) ;

Changement d'état

Le corps pur et susceptible de changer l'état la suite de transformations que nous allons étudier :

Diagramme d'équilibre et formule Clapeyron

La figure représente, pour un corps pur quelconque, l'allure des diagrammes d'équilibre.

Quelques remarques :

  • En réalité, la courbe de fusion est pratiquement verticale. En effet un équilibre entre les faces condensées ne dépend pratiquement pas de la pression.
  • Les domaines de stabilité des phases sont attribués d'aprés la loi de modération.
  • Lorsque la pression diminue, on se rapproche de l'état gaz.
  • Lorsque la pression suffisamment forte pour être dans un état condensé, c'est surtout la température qui va déterminer l'état. Plus la température va augmenter plus l'état liquide sera favorisée.
lundi, 20 novembre 2017 14:28

Les grands principes de la physique

La physique (du grec φυσικη) est étymologiquement la science de la nature. Son champ d'application actuel est néanmoins plus restreint : la physique décrit de façon à la fois quantitative et conceptuelle les composants fondamentaux de l'univers, les forces qui s'y exercent et leurs effets. Elle développe des théories en utilisant l'outil des mathématiques pour décrire et prévoir l'évolution de systèmes.
La physique n'accepte comme résultat que ce qui est mesurable et reproductible par expérience. Cette méthode permet de confirmer ou d'infirmer les hypothèses fondées sur une théorie donnée.

Technique et physique

L'histoire de l'humanité montre que la pensée technique s'est développée bien avant les théories physiques, et à plus forte raison mathématisées. La roue et le levier, le travail des matériaux, en particulier la métallurgie, ont pu être réalisés sans ce qu'on appelle la physique. C'est par l'effort de rationalité des penseurs grecs puis arabes et, par la suite, le perfectionnement des mathématiques, que la physique a pu révéler sa profondeur conceptuelle. Les théories physiques ont alors souvent permis le perfectionnement d'outils et de machines, ainsi que de leur utilisation.
Il faut attendre le XIXe siècle pour que des théories donnent naissance à des techniques qui n'auraient pas pu voir le jour sans elles. Le cas du Laser est exemplaire : son invention repose fondamentalement sur la compréhension par la mécanique quantique des ondes lumineuses, de la linéarité de ses équations. On peut évidemment citer la bombe A et la bombe H comme créations techniques dépendant entièrement de la physique de leur époque. Moins guerrier, le GPS ne fonctionne que par l'intégration de la relativité restreinte et générale dans les calculs.
La physique est donc l’approche scientifique sur laquelle s’appuient les techniques utilisées par l’industrie chimique.

jeudi, 16 novembre 2017 15:47

Qualité

Le terme qualité recouvre de nombreuses et différentes idées. Actuellement, il désigne les caractéristiques (bonne, mauvaise qualité). L’étymologie du mot est latine : qualitas, atis : caractéristiques, manières d'être. En philosophie, il est relatif à l'être, son attribut, etc. Enfin, en management, c’est une approche issue du Taylorisme qui désigne la meilleure façon de produire.

Les normes de qualité, quand à elles se rapportent tant aux produits (industriels, intellectuels, services, ...), qu’aux manières de produire.

LA QUALITÉ EN ENTREPRISE

La notion de qualité, en entreprise, s’intéresse à l'aptitude dans la durée à la constance du résultat. Cela est valable, aussi bien lors de l'élaboration de produits que lors du rendu de services. On lui associe la fiabilité.
Les trois points clés dans la survie de l’entreprise sont :

  1. Qualité
  2. Coût
  3. Délai
On parlera donc de la boucle « QCD ».

Cette approche, bien que naturelle, a été amenée à son juste niveau par de nombreuses entreprises japonaises.
Depuis les années ’80, la qualité japonaise est admise comme la meilleure au monde. Pourtant, historiquement, la France est l’un des précurseurs dans ce domaine. Déjà, en 1664, Colbert disait « Si nos fabriques parviennent à obtenir la qualité supérieure de nos produits, alors les étrangers trouveront avantage à se fournir en France et leur argent affluera dans tout le royaume ».

Néanmoins, l’approche qualité n’est pas générale. Certains préfèrent choisir une autre voie, celle de la non – qualité qui permet de produire du bas de gamme à bas coût. Cette approche ne semble pas concluante pour le moment. Elle conduit à des délocalisations vers des pays à faible coût, mais ne reste rentable que dans ces conditions. Or, on s’aperçoit maintenant que les populations de ces pays finissent toujours par demander une augmentation de leur qualité de vie. A terme, de nouvelles délocalisations sont donc à mettre en place. Nombreuses sont les entreprises à avoir constaté que cette approche est une fuite en avant non pérenne. Elles choisissent donc de relocaliser avec un retour vers l’approche qualité.

Normes et gouvernance de la qualité

Du point de vu des normes, la notion de qualité découle directement de l'organisation Fordiste-tayloriste du travail ou Fayolisme. On s’intéresse à tout ce qui est mesurable dans l'ensemble des propriétés et caractéristiques d'un produit ou d’un service. Plus précisément, on s’intéresse à ce qui lui confèrent l'aptitude à satisfaire les besoins, exprimés ou implicites, des consommateurs.

Plusieurs appellations avec leurs nuances se sont succédées :

  • Démarche qualité
    mise en œuvre de la politique qualité
  • Qualité totale
    C'est-à-dire globale
  • Système qualité
    mise en œuvre de la politique qualité
  • Contrôle qualité
    vérification des conformités des produits (normes ISO 9003, disparues en 1994)

Les outils de la qualité

De même, de nombreux outils ont été développés pour permettre l’évaluation de la qualité. En voici quelques exemples :

  • La roue de Deming ou "PDCA" (Plan; Do; Check; Act)
  • Le planning de Gantt
  • Le diagramme PERT
  • Les indicateurs qualité intermédiaires ou globaux de processus, de structure ou de résultat
  • L'audit prospectif ou rétrospectif
  • toute activité ou produit mesurable par des statistiques
  • le système de management de la qualité
  • Les processus
  • Un cercle de qualité ou comité de pilotage est un groupe de réunion décisionnel
  • Au final, tous les outils liés aux méthodes de gestion des risques et de résolution de problèmes peuvent ete utilisés.
    • gestion des évènements indésirables
    • cartographie des risques
    • diagramme d'Ishikawa ou « 5M »
    • vote pondéré
    • diagramme de Pareto des effets ou « règle des 80-20 % »
    • plan d'actions correctives ou préventives
    • etc.

jeudi, 16 novembre 2017 15:43

ISO9001

L’ISO9001 fait parti de la série des ISO9000. Les ISO9000 définissent les systèmes de gestion de la qualité. Ils définissent des exigences concernant l'organisation d'un système de gestion de la qualité. L’ISO9001 sert de base à la certification de conformité. Il comporte donc les exigences relatives à cette certification. Il n’en va pas de même, par exemple, pour l’ISO9000 qui défini le vocabulaire.

La prochaine version de l’ISO9001 est prévue pour 2015.

Les domaines d’intérêt

Quatre grands domaines sont explicités dans l’ISO9001 :

  • Responsabilité de la direction
  • La direction doit faire la preuve de son engagement dans cette démarche. En effet, elle est le premier acteur et le garant permanent de la démarche.
  • Système qualité
  • Il s’agit d’exigences administratives en termes de sauvegarde des acquis et de prise en compte de la notion de système
  • Processus
  • L’approche de la production s’entend en termes d’identification et de gestion des processus. Le but à atteindre étant la satisfaction de l’ensemble des parties intéressées
  • Amélioration continue
  • Il y a donc une exigence en termes de mesure et d’enregistrement de la performance. On demande donc un engagement d'actions de progrès efficaces

L’objectif pour l’entreprise et de démontrer son aptitude à fournir régulièrement un produit conforme aux exigences du client et aux exigences réglementaires. De plus, elle doit chercher à accroître la satisfaction des clients. L’application du système doit donc être efficace en termes de réalisation. Il y a donc nécessitée mise en œuvre’ un processus d'amélioration continue (par exemple par l’utilisation de la roue de Deming)

Les principes

8 principes de management :

  • orientation client
  • leadership
  • implication du personnel
  • approche processus
  • gestion par approche système
  • amélioration continue
  • approche factuelle pour la prise de décision
  • relations mutuellement bénéficiaires avec les fournisseurs

Les différences entre avant 2000 et actuellement

Il existe deux principales différences :

  • Première différence
    • avant 2000
      « On définit par écrit ce que l'on doit faire, on fait ce que l'on a écrit, et on prouve que l'on a bien fait ce que l'on a écrit. »
    • On obtient donc un système très « administratifs » qui génère énormément de documents. Il en résulte un système de gestion documentaire très lourd et très centralisé.
    • version 2008
      « On définit le niveau de qualification (ou de compétence) nécessaire pour tenir un poste
      on s'assure que les personnes tenant ce poste aient la qualification voulue
      Si nécessaire, on met en œuvre des formations. »
      Analyse régulièrement renouvelée.
    • Le système documentaire est fortement simplifié et la décentralisation devient plus facile. Il faut tout de même penser à rédiger un rappel sécurité lorsque nécessaire.
      La documentation obligatoire est réduite
      • 1 Manuel Qualité (dont Politique Qualité)
      • 6 procédures documentées (écrites)
        • audit interne
        • maîtrise des documents
        • maîtrise des enregistrements
        • maîtrise du produit non-conforme
        • actions correctives
        • actions préventives.
  • Seconde différence
    • Avant 2000
      on tenait peu de compte la satisfaction réelle de l'utilisateur final. Il fallait seulement que les produits fournis soient spécifiée avec le client et que la production corresponde à la spécification prévue
    • version 2008
      Elle remet le client au sommet de la pyramide. Le fabricant à un devoir de conseil auprès du client. Il l’aide à identifier son besoin réel et s'assure que ce besoin a été satisfait.
    • Cela amène l’entreprise à redéfinir précisément son rôle (quel est son « métier » ?) et à identifier avec précision qui doivent être ses clients et surtout qui ne doit pas être un client. L’autre corolaire étant de devoir déterminer avec les clients quels leurs besoins réels.
      Cela assure la qualité des produits et des services fournis pas l’entreprise. Dans le même temps, cela protège l’image de l’entreprise.

jeudi, 16 novembre 2017 15:40

H.A.C.C.P.

L'analyse des dangers et points critiques pour leur maîtrise, en anglais ; Hazard Analysis Critical Control Point (HACCP) ; vise à a maîtrise de la sécurité sanitaire des denrées alimentaires. Historiquement développé pour la NASA, le HACCP définit ses objectifs comme étant la prévention et l'élimination ou, a défaut, la réduction à un niveau acceptable, des dangers d'origine biologique, chimique et physique

Cette démarche s'appuie sur une première étape d'analyse des dangers. S'en suit la mise en place de points critiques qui serviront à la maîtrise des dangers.

Il s'agit d'une norme, d'un outil standard, imposée par les différents règlements des autorités françaises et européennes :

  • EFSA
  • directive 93/43/CE
  • ...

Les sept principes du HACCP

  1. procéder à une analyse des risques
  2. déterminer les points critiques pour la maîtrise
  3. CCP : Critical Control Point
  4. fixer les seuils critiques
  5. mettre en place un système de surveillance des limites critiques
  6. s'assurer que les CCP maîtrisent effectivement les dangers
  7. déterminer les mesures correctives à prendre
  8. Lors de la perte de maitrise
  9. appliquer des procédures de vérification
  10. Confirmation du fonctionne efficace
  11. constitution d’un dossier
  12. Contenant :
    • les Procédures
    • les Relevés d'analyses
    • les éléments de la Traçabilité

Conditions préalables à la mise en place du HACCP

La direction doit s'engager dans la démarche et fixer des objectifs à atteindre. L'objectif principal est de transmettre et d'impliquer l'ensemble du personnel de l'entreprise dans cette politique. Il va ensuite falloir constituer une équipe pluridisciplinaire et compétente pour élaborer un plan HACCP. Il faut prendre en compte tous les aspects de la fabrication et bénéficier de retours d'expérience. il faut ensuite mettre en place et développer un plan de bonnes pratiques d'hygiène (BPH) en conformité avec les textes réglementaires européens selon le Paquet Hygiène. En effet, les BPH sont les racines de HACCP. Une norme parue en août 2008, NF V01-006, expose et explique la place de l'HACCP et l'application de ses principes.

Mise en place du HACCP

Il faut bien garder à l'esprit que la mise en place des HACCP doit, avant tout, être une préoccupation de la production.

La première étape consiste en la mise en place d'un Diagrammes de fabrication. Il est important d'y faire figurer :

  • les étapes de recyclage
  • les entrées et les sorties
    • de Matières
    • des différents fluides
    • les emballages
Il doit être vérifié sur le site de production par le responsable, les chefs d'équipe et les opérateurs.

Dans une seconde étape, l'analyse des dangers va identifier les dangers (physiques, chimiques et microbiologiques). En évaluer la fréquence d'apparition et la gravité. Enfin il devra y avoir mise en place des mesures de maîtrise de ces dangers.

la Norme ISO 22000:2005 vérifie l'ensemble des exigences législatives tant européennes que française. Elle marie l'ISO 9000:2005, les normes du Codex alimentarius.

Est-ce une obligation?

Trop de personnes considèrent encore les HACCP comme une méthode non obligatoire. Pourtant, les HACCP sont directement intégrée à la réglementation tant Française qu'Européenne. En voici quelques exemples :

  • Règlement 852/2004
  • Article 5 – (…) mettent en place, appliquent et maintiennent une ou plusieurs procédures permanentes fondées sur les principes HACCP. »
    Annexe II, Chapitre XVII - les personnes responsables (…) formation appropriée en ce qui concerne l'application des principes HACCP
  • Arrêté du 29 septembre 97
  • Article 5 - autocontrôles (....) en se fondant sur les principes utilisés pour développer le système dit HACCP
  • Arrêté du 9 mai 95
  • Article 17 - autocontrôles (....) en se fondant sur les principes utilisés pour développer le système dit HACCP

jeudi, 16 novembre 2017 15:36

Le cahier de laboratoire

Le cahier de laboratoire doit être écrit de manière concise et claire en évitant toute forme de style littéraire et le langage SMS. Il faut utiliser le langage technico-scientifique. Il possède des termes ayant un sens précis et sans équivoque qu’il faut utiliser sans en abuser. Ce sont des outils de traçabilité des travaux pour les laboratoires et les entreprises. Ils permettent d'avoir le détail des travaux du début, l'idée de départ, à la conclusion. Ils permettent la transmission des connaissances, des remarques, des observations... Il peut aussi se révéler être un excellent atout juridique pour prouver une antériorité et est à la base de la rédaction d'un brevet. Enfin, ce sont des éléments majeurs pour le développement d'une démarche qualité. Il doit comporter une suite d’informations indispensable.

But des travaux

On y présente le problème étudié. Il s’agit de clairement définir ce que l’on cherche et les hypothèses sur lesquelles on travaille pour résoudre ce problème. Il est totalement inutile d’y reprendre les documents de départs mais on peut, bien sur, y faire référence.

Principe des manipulations

Dans ce paragraphe, on expose le principe des manipulations, sans précisions sur le protocole. On exprimera les résultats attendus vis-à-vis de l’hypothèse testée. Ce paragraphe doit être cours et peut être absent.

Protocole

On y expose clairement et brièvement les manipulations réalisées en gardant en tête qu’un bon schéma vaut mieux qu’une longue explication. Si besoin, on justifie le choix du matériel utilisé. L’ensemble des actions et des choix effectués doivent être mentionnés. Ce qui semble un détail insignifiant sur le coup se révèle parfois d’une importance cruciale.

Résultats

La présentation des résultats doit être claire et sans ambiguïté. Encore une fois, un bon schéma vaut une explication. On peut donc les présenter sous la forme d’un tableau, d’un graphique, d’un schéma ou d’un court texte.

Interprétation

Une manip à toujours un objectif ! Il faut donc interpréter le résultats en regard de cet objectif défini dans le but des travaux. L’interprétation doit rendre compte du raisonnement suivi et la conclusion que l’on en tire. La réponse au problème posé doit être clairement exposée. Si les résultats obtenus infirment les hypothèses sur lesquelles on travaille, rechercher si cette différence est due :

  • À des erreurs de manipulation.
  • À des erreurs de conception du protocole.
  • À des erreurs concernant le principe de l’expérience
    • Si c’est le cas, les exposer.
  • À une hypothèse erronée.
    • Dans ce cas, on doit en reformuler ne nouvelle à la lumière de ce que la manipulation nous a appris.
lundi, 13 novembre 2017 08:43

Les Bonnes Pratiques de Fabrication

Les Bonnes Pratiques de Fabrication (BPF), en anglais Good Manufacturing Practices ( GMP) sont une approche de l’assurance qualité.

Elles ont été établies par des États et la Commission européenne dans le cadre du développement des "démarches qualité". Elles s'appliquent à la fabrication de médicaments à usage humain et vétérinaire.

Il existe des textes similaires pour les produits cosmétiques, ainsi que pour de nombreux secteurs industriels.

Pourquoi des BPF ?

  • Le détenteur d'une autorisation de fabrication doit fabriquer un produit
    • adapté à l'usage
    • conforme à ses spécifications définies dans l'autorisation de mise sur le marché
    • ne devant pas exposer un usagé à un risque mettant en cause
      • la sécurité
      • la qualité
      • l'efficacité du produit
  • Dans cet esprit, les BPF s'attachent à limiter 2 catégories de risques
    • Les risques de contamination croisée par
      • un autre produit
      • un contaminant interne ou externe
    • les risques de confusion notamment au niveau
      • des étiquetages
      • de l'identification des composants
  • Dans cet esprit, les BPF insistent sur la mises en place à tous les niveaux des pratiques
    • d'hygiène
    • d'organisation

lundi, 13 novembre 2017 08:39

10 Grands principes des BPF

  1. ÉCRIRE
  2. les modes opératoires et les instructions afin de fournir une "feuille de route" nécessaire à la conformité aux BPF et à une production de qualité régulière.
  3. SUIVRE
  4. scrupuleusement procédures et instructions pour prévenir toute contamination, inversion ou erreur.
  5. RENSEIGNER
  6. rapidement et précisément le travail en cours dans un but de conformité aux procédures et de traçabilité.
  7. PROUVER
  8. que nos systèmes font ce pour quoi ils sont conçus en effectuant des démarches formelles de validation.
  9. INTÉGRER
  10. les procédés, la qualité du produit et la sécurité du personnel dans la conception des bâtiments et des équipements.
  11. EFFECTUER LA MAINTENANCE
  12. des bâtiments et équipements de manière régulière et efficace.
  13. DÉVELOPPER ET DÉMONTRER
  14. clairement les compétences au poste de travail.
  15. PROTÉGER
  16. les produits contre toute contamination en adoptant des habitudes régulières et systématiques de propreté et d’hygiène.
  17. CONSTRUIRE LA QUALITÉ
  18. dans les produits par un contrôle des matières premières et des processus tels que la fabrication, l’emballage, l’étiquetage…
  19. PLANIFIER et EFFECTUER
  20. régulièrement des AUDITS afin d’assurer conformité au BPF et efficacité du système qualité

On peut aussi résumer ces principes en "5M" :

  • Main-d'œuvre
  • formée, habilitée au poste de travail, ...
  • Milieu
  • infrastructures de production qualifiées ...
  • Méthodes
  • disponibles, détaillées, précises, vérifiées, validées, auditées, ...
  • Matières
  • identifiées, contrôlées...
  • Matériel
  • identifié, entretenu, nettoyé, ...

lundi, 13 novembre 2017 08:26

Les 5S - Démarche ORDRE

La méthode des 5 « S » est une technique de management. Développée par Toyota, elle vise à l'amélioration continue des tâches effectuées dans l’entreprise. Elle tire son appellation de la première lettre de chacune de cinq principes simples qui la caractérise :

Le Skanji« traduction »explication
Seiri整理débarrasser, dans le sens d’ôter l'inutileAlléger l'espace de travail de ce qui y est inutile
Seiton整頓rangerOrganiser l'espace de travail de façon efficace
Seiso清掃nettoyerAméliorer l'état de propreté des lieux
Seiketsu清潔ordonnerPrévenir l'apparition de la saleté et du désordre
Shitsukeêtre rigoureuxEncourager les efforts allant dans ce sens : autodiscipline

Transposée en français, on l’appelle la démarche ORDRE, pour :

  • Ordonner
  • Ranger
  • Dépoussiérer
  • Rendre évidentes les anomalies
  • Être rigoureux

L'ensemble du système vise par ailleurs à :

  • Améliorer les conditions de travail et le moral du personnel. L’idée de base étant qu’il est plus agréable de travailler dans un lieu propre et bien rangé.
  • Réduire les dépenses en temps et en énergie.
  • Réduire les risques d'accidents et/ou sanitaires.
  • Améliorer la qualité de la production

Déroulement

Seiri (Débarrasser)

Lors de cette étape, il s'agit d'éliminer de l'espace de travail tout ce qui n'y a pas sa place.

Quelques règles permettent de prendre les bonnes décisions :

  • Tout ce qui ne sert pas (ou plus) depuis un an est recyclé (ou jeté si cela est impossible).
    Parmi ce qui n’a pas été jeté :
  • Ce qui sert moins d'une fois par mois est stocké dans un lieu spécifique (archives, entrepôts, magasin).
    Parmi ce qui n’a pas été stocké :
  • Ce qui sert moins d'une fois par semaine est rangé à proximité (armoire ou casier du poste, du bureau).
    Parmi ce qui n’a pas été rangé à proximité :
  • Ce qui sert moins d'une fois par jour est rangé au poste de travail.
    Parmi ce qui n’a pas été rangé au poste de travail :
  • Ce sert moins d'une fois par heure est au poste de travail, directement à portée de main.
  • Enfin, ce qui sert au moins une fois par heure est directement sur l'opérateur.

Cette hiérarchisation du matériel de travail conduit directement à Seiton

Seiton (Mettre en ordre)

Le leitmotiv de Seiton est : « Une place pour chaque chose, et chaque chose à sa place ».

Dans cette étape, on cherche à aménager l'espace de travail de façon à éviter les pertes de temps et d'énergie. On veut donc ranger le poste de travail de façon rationnelle (À proximité, objets lourds faciles à prendre, assistance mécanique, …)

Les règles de base sont :

  • Définir les règles de rangement
  • Rendre évident le placement des objets
  • Les objets d'utilisation fréquente sont près de l'opérateur
  • Les objets sont classés par ordre d'utilisation
  • Les postes sont standardisés
  • Favoriser le « First In, First Out ». La file d'attente se traite dans l'ordre chronologique

Une fois l'espace de travail ordonné, il devient beaucoup plus facile de le nettoyer.

Seiso (Nettoyer)

L’idée est que le non-respect de la « propreté » peut avoir des conséquences considérables sur le travail. Elle provoque des accidents (ex. : chuttes), des anomalies, l’immobilisation de l’outil de production…

Les règles de base sont :

  • Décrasser, inspecter, détecter les anomalies
  • Remettre systématiquement en état
  • Faciliter le nettoyage et l'inspection
  • Supprimer l'anomalie à la source

Une fois l'espace de travail « propre », il devient logique de le maintenir en l’état.

Seiketsu (Rendre évident, Maintenir la propreté)

Seiketsu rappelle que l'ordre et la propreté sont à maintenir tous les jours. Le 5S est un travail constant et de chacun. Il demande donc d’être rigoureux.

Shitsuke (Être rigoureux)

Pour être efficace, le système 5S nécessite l’adhésion du personnel.

Dans le cadre européen, il nécessite donc un travail avec l’ensemble des intervenants. Le personnel doit donc être impliqué lors de sa mise en place pour y adhérer. En effet, si le système 5S est appliqué sans la rigueur nécessaire, il perd toute son efficacité. Une vérification fiable des 4 premiers 'S' et le soutien du personnel impliqué sont les moteurs de cette étape.

Évaluation des résultats

Les résultats se mesurent autant en terme de productivité, qu’en terme de satisfaction du personnel.

dimanche, 29 octobre 2017 11:56

La chimie

La Chimie

La chimie est la science qui étudie la matière dans ses transformations. Elle est subdivisée en de nombreuses spécialités et partage ses champs d’investigation avec la physique et la biologie. Plus précisément, la chimie étudie :

  • Les éléments chimiques à l'état libre neutre ; l’atomes ; ou chargé ; l’ion.
  • Les associations par liaisons chimiques qui engendrent les molécules (stables), les intermédiaires réactionnels (plus ou moins instables).
  • Les processus qui transforment ou modifient l'identité de ces entités dénommés réaction, interaction...
  • Les équilibres physiques entre deux formes.
  • Les phénomènes qui impactent les réactions chimiques.

La taille des entités chimiques varie des simples atomes ou molécules nanométriques aux dimensions macroscopiques des cristaux en passant par des ensembles de plusieurs dizaines de milliers d'atomes dans les macromolécules telles que l'ADN ou les protéines qui sont à l’échelle micrométrique. Les dimensions des principaux domaines d'application se situent globalement entre le femtomètre, 10 15 m 10^-15 m , et le micromètre, 10 6 m 10^-15 m . La chimie est qualifiée de science centrale en raison des puissants liens qu'elle possède avec la biologie, la physique, la médecine, la pharmacie, l'informatique et la science des matériaux, sans oublier des domaines appliqués tels que le génie des procédés.

Theodore L. Brown ; Chemistry: The Central Science. Prentice Hall, 1977. ISBN 0131287699

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